Comment candidater
Les différentes possibilités, les modalités d'admission et les contacts sont précisés dans la plaquette de présentation du parcours.
Pour toute question relative au parcours ou à la coordination pédagogique : jean-michel.perez@univ-lorraine.fr · geraldine.suau@univ-lorraine.fr
À l'INSPÉ de Lorraine, en 2026-2027 : Master 2 MEEF, mention Pratiques et Ingénierie de la Formation, parcours Éducation et pratiques inclusives.
Si l'effet de démocratisation quasi-mécanique de « l'École pour tous », introduit par les lois de 2005, 2013 et 2019, est incontestable, de nombreux malentendus demeurent pour l'ensemble des acteurs de la communauté éducative. C'est cette question que le parcours EPI travaille chaque année.
Une approche pluridisciplinaire, adossée à 6 laboratoires de recherche et construit au plus près des praxéologies professionnelles
Une formation hybride, pensée pour les salariés en exercice
- Durée : 1 an (possibilité sur 2 ans avec une réinscription administrative).
- Format hybride : à distance + 2 temps de regroupement dans l'année (2 × 5 jours), mercredis après-midi et samedis matin.
- Approche par compétences et évaluation par situations intégratrices.
- Possibilité de suivre la formation avec ou sans congé de formation.
Selon le statut du candidat
- Formation, autofinancement : frais d'inscription 254 € + frais de formation 500 €.
- Formation, financement par un tiers (employeur, organisme de formation, etc.) : frais d'inscription 254 € + frais de formation 4 555 €.
- Formation initiale : frais d'inscription 254 € + frais de CVEC 105 €.
Ces montants sont donnés à titre indicatif et concernent l'année universitaire 2025-2026.
Une formation comme espace pour « penser en être d'action et agir en être de pensée »
D'abord parce que le public de l'inclusion se définit* internationalement par « les minorités ethniques, culturelles, rurales, hommes, femmes, enfants (des rues, surdoués, affectés par le VIH, en difficulté d'apprentissage, qui travaillent... dont ceux en situation de handicap) ».
Ensuite, parce qu'en posant cette définition – où le handicap n'y figure qu'en dernier, dans une parenthèse – la question est d'emblée posée : pourquoi en France, cette parenthèse est-elle devenue le centre ? Qu'est-ce que ça traduit ?
Dès lors, le handicap se découvre comme un effet de loupe de discriminations. C'est le point de départ d'une formation interrogeant une pratique professionnelle à travers l'outillage du « pouvoir d'agir » de ces agents, au sein d'une institution qui peut favoriser – ou y faire obstacle. Enfin, penser par cette voie, c'est apprendre à s'affranchir d'une évidence : « Il/elle va en inclusion » en est le paradoxe.
Penser alors l'inclusion, c'est créer des espaces là où l'institution pose des cloisons, celles de disciplines cimentées par les seuls savoirs techniques ou technologiques. Dépasser l'émiettement d'une pensée par objectif qui gère en réduisant, en divisant, mais qui laisse dans l'impensé le travail du relier – ce travail propre au devenir humain. Car là où ce relier manque, l'isolement domine et une porte s'ouvre aux micro-violences.
En synthèse, un Master qui vise, dans un cadre universitaire, un agir critique en son topos – sur le rapport isolement / reliance au sein des institutions. « Comment passer du mot d'ordre inclusion à des gestes, des attitudes, une relation éducative ou didactique qui rattachent – à soi-même, aux autres, au savoir, à l'école, à l'université, à la société – ? »
Le parcours EPI = trois interrogations conceptuelles : Éducation [?] Pratiques [?] Inclusives [?]
* À partir des références internationales (UNESCO, 1994 ; 2000 ; 2005 ; 2015...).