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Les micro-violences éducatives. De quoi parle-t-on ?
Nous aimerions vous inviter à partager deux de vos souvenirs - un qui vous laisse une impression désagréable, l'autre plutôt agréable.
Quelle que soit votre réponse, voici ce qu'écrit Jacques Toubon, Défenseur des droits (2014-2020), dans Enfance et violence : la part des institutions publiques (2019) :
« Les violences sont une réalité dans le quotidien des enfants, y compris au sein des institutions dans lesquelles ils sont accueillis ou pris en charge. »
« Le fonctionnement des institutions publiques est susceptible en lui-même d'induire ou d'amplifier les violences faites aux enfants dont elles ont la charge. »
La loi parle d'une « école de la bienveillance » (2013) et d'une « école de la confiance » (2019). L'écart entre le discours législatif et la réalité vécue est un gouffre.
Les controverses sociales suivent presque toujours le même scénario : d'abord l'indignation, puis la normalisation. La vache folle, inacceptable en 1996, est devenue un risque « géré ». Le COVID, terreur collective en 2020, fait aujourd'hui partie du décor.
Les violences éducatives suivent exactement le même chemin. Transformer demande un sursaut, du courage, de l'entraînement - et probablement une capacité à habiter son existence au sein même des institutions.
Quand un élève est isolé et qu'aucun mécanisme de reliance ne vient compenser, ce n'est pas du « caractère » qui se construit. La science est formelle :
Holt-Lunstad et al., 2015 (70 études, 3,4 millions de personnes) : l'isolement social augmente le risque de mortalité prématurée - un effet sur la santé comparable au tabagisme et à l'obésité.
Ce n'est pas une question de Bisounours. C'est une question de vivre ensemble. Les micro-attentions - ces gestes minuscules qui disent « tu existes, tu comptes » - sont peut-être le seul antidote que l'école peut inventer de l'intérieur. Encore faut-il que nos institutions apprennent à les protéger.
Construire des ponts entre la production de savoirs académiques et une société civile qui aspire à habiter son existence : « Je / nous suis / sommes l’institution. »
C'est le point d'appui. Un mot, un geste, peut rallumer l'élan d'apprendre et de se sentir à sa place — transformer chaque salle de classe en un lieu où l'on relie plutôt qu'on isole.
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